Marc est enfin de retour. Voici la preuve qu'il était bien au Tchad pour faire son boulot de journaliste.
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| Chafia Mentalecheta |
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Marc est enfin de retour. Voici la preuve qu'il était bien au Tchad pour faire son boulot de journaliste.
L'affaire de l'Arche de Zoé me parait bien complexe pour émettre un jugement, cependant je connais Marc Garmirian et je suis persuadée que sa présence au Tchad est uniquement professionnelle. Marc n'est ni un trafiquant d'enfants, ni un escroc. C'est un journaliste. Sa place n'est pas en prison. Ci-dessous vous trouverez le communiqué de son comité de soutien. Je vous invite à participer à sa libération.
comité de soutien créé pour Marc Garmirian
Un comité de soutien a été créé mardi 30 octobre pour le journaliste Marc Garmirian inculpé d'enlèvement au Tchad dans le cadre de l'enquête sur l'opération de l'Arche de Zoé.
Un comité de soutien a été créé mardi 30 octobre pour le journaliste Marc Garmirian inculpé d'enlèvement au Tchad dans le cadre de l'enquête sur l'opération de l'Arche de Zoé.
Marc Garmirian, reporter de l'agence Capa, figure parmi les neuf Français inculpés d'enlèvement de mineurs en vue de compromettre leur état civil, et d'escroquerie, dans le cadre de l'enquête sur la tentative controversée de transport en France de 103 enfants de la région.
Le code pénal tchadien prévoit des peines de travaux forcés en cas d'enlèvement de mineurs.
"Marc Garmirian réalisait une enquête"
Voici le texte communiqué:
"Nous, journalistes, mais aussi membres de sa famille, amis, proches, lançons un comité de soutien pour demander la libération immédiate du journaliste Marc Garmirian, incarcéré au Tchad, et inculpé, depuis lundi, dans l'affaire l'Arche de Zoé. Reporter pour l'agence Capa, Marc Garmirian réalisait une enquête sur cette association au moment où il a été arrêté. Journaliste professionnel depuis quinze ans, il n'a aucun lien avec cette ONG. Il ne nous appartient pas de juger le bien-fondé de l'opération menée par l'Arche de Zoé mais au nom de la liberté et de l'indépendance de la presse, nous estimons que Marc Garmirian ainsi que le photographe Jean-Daniel Guillou du collectif Synchro X, appréhendé dans les mêmes conditions, doivent être relâchés sans délai."
Pour conclure, le comité de soutien précise qu'il se réunit mercredi, à 18 heures 30, au Centre de formation des journalistes, 35 rue du Louvre, à Paris.
Pour écrire au comité, cliquez ici.
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La polémique enfle et le simplisme prend de l’espace empêchant ainsi de se poser les bonnes questions.
J’aimerai vous exposer le fond de ma pensée voire en discuter avec vous.
Pour moi, le racisme est un état d’esprit basé sur une théorie qui ne reconnaît pas l’égalité entre les différents groupes humains et qui conteste les mêmes droits pour tous.
Dans leurs agissements de tous les jours, les racistes mettent en pratique cette théorie et ils revendiquent sans état d’âme leur comportement.
Parallèlement, sous l’effet de la colère, de la frustration ou de la misère intellectuelle et financière, certaines personnes tiennent des propos racistes sans vraiment être des adeptes de la théorie. Honnêtement, on ne peut pas dire de ces personnes qu’elles sont fondamentalement racistes mais leurs propos restent cependant blessants et cruels aux oreilles de ceux à qui ils sont destinés.
Alors comment faut-il aborder le problème ?
Pour les racistes, pas d’équivoque, il faut lutter et lutter encore pour éradiquer ce phénomène.
Racisme, antisémitisme, homophobie, sexisme, … tout ce qui est une atteinte à la dignité et à l’humanité doit être combattu sans relâche.
Que faire avec ceux qui tiennent des propos racistes tels que définis plus haut ? Discuter bien entendu, trouver les mots pour expliquer que la situation vécue -source de colère et de frustration – n’est pas induite par celui qui ne nous ressemble pas mais par le système. Prendre le temps d’écouter pour comprendre et tenter de retrouver ensemble le chemin de la fraternité.
Mais que faire avec les autres, qui ne sont ni en colère, ni frustrés, ni en souffrance intellectuelle ou financière et qui ont simplement peur de voir s’échapper leurs privilèges.
D’abord discuter, discuter et discuter. Expliquer, encore expliquer et toujours expliquer la société française du XXI me siècle, la mixité culturelle. Dire l’égalité entre tous les citoyens et démontrer leur admissibilité à toutes les dignités et places, a fortiori aux mandats d’élus.
Que d’énergie ai-je dépensé avec beaucoup d’autres dans cette démarche. Que de paroles prononcées, de démonstrations faites et de discours enflammés. Que de motions, de contributions, de positions votées, ratifiées, annoncées en retour. Et que d’indifférence, d’insensibilité voire d’imperméabilité en réalité.
Cela est vrai dans tous les partis politiques de France, aucun n’échappe à cette évidence et encore moins les deux plus grands le PS et l’UMP. Le seul élément qui les différencie sur ce sujet est néanmoins de taille.
Quoique l’on me prête, je n’ai pas d’affinités profondes avec
Au PS que je connais bien et dont je me sens toujours proche quoiqu’on en dise, c’est plus la même histoire. Il n’y a pas de docteur Folamour pour prescrire les antalgiques et les anti-inflammatoires. Pas de frappe chirurgicale mais que de dégâts collatéraux !
Au PS, c’est nous ferons, nous ferons, nous ferons…la prochaine fois !
Et j’en reviens enfin au psychodrame clermontois. Cette fois, des militants ont décidé que la prochaine fois c’était maintenant. C’est là que les athéniens s’atteignirent et que la panique prit le pas sur la raison et la camaraderie. Les propos mis en cause en sont l’exact reflet. Panique car on découvre que faire de l’humanitaire (donner des maisons et de l’emploi) ce n’est pas être humaniste (acter de l’égal accès aux droits).
Panique car on constate que tous les petits calculs entre amis (toi tu prends cette place et moi celle là) risquent d’être faussés.
Panique car on s’aperçoit que les discours ne font plus d’effet (nous ferons, nous ferons…) et qu’il va falloir passer aux actes.
Panique alors colère. Colère alors propos racistes. Mais ceux là, ne sont pas acceptables car il n’y a ni misère intellectuelle ni misère économique qui peuvent les excuser. Oui, ces propos là, il faut les dénoncer, les révéler, les dévoiler et fermement les condamner.
Au large les gesticulations et les diatribes, les justifications et les plaidoyers.
« Elle est passée à Droite ». « C’est de la maladresse ». « Pas lui, pas nous voyons ! ». « C’est une tentative de déstabilisation ».etc. etc.
Il n’y a rien de pire que celui qui n’assume pas ses responsabilités. Moi j’assume les miennes et je le dis ici très fermement. Si la justice de mon pays me déboute et m’indique que je me suis trompée sur la nature des propos tenus, je ferai des excuses publiques et dirai aux socialistes de continuer à être maladroits mais toujours sans ma bénédiction.
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