La polémique enfle et le simplisme prend de l’espace empêchant ainsi de se poser les bonnes questions.
J’aimerai vous exposer le fond de ma pensée voire en discuter avec vous.
Pour moi, le racisme est un état d’esprit basé sur une théorie qui ne reconnaît pas l’égalité entre les différents groupes humains et qui conteste les mêmes droits pour tous.
Dans leurs agissements de tous les jours, les racistes mettent en pratique cette théorie et ils revendiquent sans état d’âme leur comportement.
Parallèlement, sous l’effet de la colère, de la frustration ou de la misère intellectuelle et financière, certaines personnes tiennent des propos racistes sans vraiment être des adeptes de la théorie. Honnêtement, on ne peut pas dire de ces personnes qu’elles sont fondamentalement racistes mais leurs propos restent cependant blessants et cruels aux oreilles de ceux à qui ils sont destinés.
Alors comment faut-il aborder le problème ?
Pour les racistes, pas d’équivoque, il faut lutter et lutter encore pour éradiquer ce phénomène.
Racisme, antisémitisme, homophobie, sexisme, … tout ce qui est une atteinte à la dignité et à l’humanité doit être combattu sans relâche.
Que faire avec ceux qui tiennent des propos racistes tels que définis plus haut ? Discuter bien entendu, trouver les mots pour expliquer que la situation vécue -source de colère et de frustration – n’est pas induite par celui qui ne nous ressemble pas mais par le système. Prendre le temps d’écouter pour comprendre et tenter de retrouver ensemble le chemin de la fraternité.
Mais que faire avec les autres, qui ne sont ni en colère, ni frustrés, ni en souffrance intellectuelle ou financière et qui ont simplement peur de voir s’échapper leurs privilèges.
D’abord discuter, discuter et discuter. Expliquer, encore expliquer et toujours expliquer la société française du XXI me siècle, la mixité culturelle. Dire l’égalité entre tous les citoyens et démontrer leur admissibilité à toutes les dignités et places, a fortiori aux mandats d’élus.
Que d’énergie ai-je dépensé avec beaucoup d’autres dans cette démarche. Que de paroles prononcées, de démonstrations faites et de discours enflammés. Que de motions, de contributions, de positions votées, ratifiées, annoncées en retour. Et que d’indifférence, d’insensibilité voire d’imperméabilité en réalité.
Cela est vrai dans tous les partis politiques de France, aucun n’échappe à cette évidence et encore moins les deux plus grands le PS et l’UMP. Le seul élément qui les différencie sur ce sujet est néanmoins de taille.
Quoique l’on me prête, je n’ai pas d’affinités profondes avec
Au PS que je connais bien et dont je me sens toujours proche quoiqu’on en dise, c’est plus la même histoire. Il n’y a pas de docteur Folamour pour prescrire les antalgiques et les anti-inflammatoires. Pas de frappe chirurgicale mais que de dégâts collatéraux !
Au PS, c’est nous ferons, nous ferons, nous ferons…la prochaine fois !
Et j’en reviens enfin au psychodrame clermontois. Cette fois, des militants ont décidé que la prochaine fois c’était maintenant. C’est là que les athéniens s’atteignirent et que la panique prit le pas sur la raison et la camaraderie. Les propos mis en cause en sont l’exact reflet. Panique car on découvre que faire de l’humanitaire (donner des maisons et de l’emploi) ce n’est pas être humaniste (acter de l’égal accès aux droits).
Panique car on constate que tous les petits calculs entre amis (toi tu prends cette place et moi celle là) risquent d’être faussés.
Panique car on s’aperçoit que les discours ne font plus d’effet (nous ferons, nous ferons…) et qu’il va falloir passer aux actes.
Panique alors colère. Colère alors propos racistes. Mais ceux là, ne sont pas acceptables car il n’y a ni misère intellectuelle ni misère économique qui peuvent les excuser. Oui, ces propos là, il faut les dénoncer, les révéler, les dévoiler et fermement les condamner.
Au large les gesticulations et les diatribes, les justifications et les plaidoyers.
« Elle est passée à Droite ». « C’est de la maladresse ». « Pas lui, pas nous voyons ! ». « C’est une tentative de déstabilisation ».etc. etc.
Il n’y a rien de pire que celui qui n’assume pas ses responsabilités. Moi j’assume les miennes et je le dis ici très fermement. Si la justice de mon pays me déboute et m’indique que je me suis trompée sur la nature des propos tenus, je ferai des excuses publiques et dirai aux socialistes de continuer à être maladroits mais toujours sans ma bénédiction.
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Il y a là aussi une certaine forme de racisme.. le refus de l\\\'autre communautarisme...
Quand on parle du racisme on n\\\'est pas loin de le présenter comme un dogme alors qu\\\'en réalité il prend ses racines dans des dispositions humaines tout à fait ... humaines.
L\\\'être humain a deux caractéristiques qui lui sont indispensables pour survivre: L\\\'instinct grégaire et le sens de la propriété et tout en découle.
On a besoin de se sentir en groupe, en famille, avec des signes convenus de reconnaissance. Tout ce qui s\\\'approche et n\\\'a pas les mêmes signe est considéré comme hostile et dangereux pour l\\\'homogénéité du groupe.
On a besoin d\\\'un minimum d\\\'espace vital au sens propre comme au sens figuré et tout ce qui parait vouloir y empiéter nous parait une agression.
C\\\'est la base du racisme que d\\\'avoir peur de ce qui pourrait déstabiliser l\\\'équilibre du groupe, changer le confort de l\\\'habitude et peut être réduire la portion de notre gamelle
Au départ il n\\\'y a qu\\\'une peur primaire, inconsciente, alimentaire et c\\\'est son instrumentalisation qui donne le racisme..
Tu comprends donc le pourquoi des propos racistes que tu dénonces: une peur primaire, inconsciente et alimentaire...
Bonjour
Je découvre votre Blog, je suis de gauche et moi aussi je pense que la gauche actuelle n est qu'une grosse hypocrisie.
Le laxisme et l'angélisme des années miterrand et suivante sont en partie responsables de la radicalisation d'une frange de la population d'origine magrhebine.
Au risque de me faire traiter de raciste (ce qui m ai dejà arrivé) je continuerai de me battre et de militer contre toutes formes d'obscurantisme religieux
cordialement